Le Colisée de Rome

Le Colisée, célèbre amphithéâtre romain
Le Colisée, célèbre amphithéâtre romain

Monument emblématique de la ville de Rome, le Colisée (ou Il Colosseo) est situé à l'extrémité de l'ancien Forum Romain. C’est le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l’empire romain. A l’époque de sa splendeur, il devait certainement apparaître comme un spectacle stupéfiant de la grandeur romaine. Aujourd’hui encore, après tant de siècles, le Colisée fait toujours l’orgueil de Rome et l’émerveillement des visiteurs.

 


Histoire

 

La construction de cet amphithéâtre, le plus grand de Rome, débute en 72 après J.C. sur la demande de l'Empereur Vespasien. Ses deux fils, Titus et Domitien poursuivent sa construction qui s'achève en l'an 82. A cette époque le Colisée s'appelle alors amphithéâtre Flavien, du nom de la dynastie de ces empereurs. Le nom de Colisée n'apparaît qu'au Moyen Age, en référence à la gigantesque statue de Néron de 35 mètres (appelé colosse) situé à coté de l'amphithéâtre.

 

Architecture

 

Avec ses 188 mètres de long, 156 mètres de large et 57 de hauteur, le Colisée pouvait accueillir jusqu’à 70 000 spectateurs avides de spectacles tels que combats d'animaux ou de gladiateurs et peut être même des batailles navales !

 

Extérieur

Le Colisée présente 4 étages. Les trois premiers sont portés par des colonnes des différents ordres, dorique, ionique et corinthien, le quatrième est un mur percé de fenêtres. Au sommet, des excroissances sont encore visibles, qui portaient un voile tendu au dessus du Colisée pour protéger les spectateurs du soleil ou des intempéries. Ce voile était manœuvré par un détachement de marins !

 

Le Colisée ne garde cet aspect que sur la moitié de sa circonférence, le reste ayant subit les dégradations du temps, des tremblements de terre et de la réutilisation des pierres pour d'autres monuments. 

 

Intérieur

A l'intérieur, les gradins étaient organisés de façon à distinguer les classes sociales, ce qui reflète la nature rigide et stratifiée de la société romaine. Le premier niveau était réservé à l'empereur et au Sénat, le second aux aristocrates et le troisième, lui même divisé accueillait la population.

 

L'arène, quant à elle était composée d'un plancher en bois recouvert de sable. En dessous de nombreuses galeries abritaient les ménageries et divers équipements nécessaires au bon fonctionnement du Colisée.


L'énorme capacité du Colisée rendait indispensable un dispositif d'accès et d'évacuation rapide, pour lequel les architectes mirent au point des solutions similaires à celles que nous connaissons dans nos stades modernes. Quatre-vingts entrées s'ouvraient sur l'extérieur au rez-de-chaussée, dont soixante-seize étaient destinées aux spectateurs ordinaires. Chaque entrée était numérotée, de même que chaque escalier. Le nord de l'entrée principale était réservé à l'empereur et ses proches, alors que les trois autres entrées axiales étaient destinées à l'élite. Les quatre entrées axiales étaient richement décorées de peintures et de reliefs en stuc, dont des fragments nous sont parvenus. Bon nombre des entrées originales extérieures ont disparu avec l'effondrement du mur extérieur, mais les entrées XXIII à LIV survivent encore.

 

Les spectateurs recevaient des billets sous forme de fragments de poterie numérotés qui leur donnaient les instructions nécessaires de section et de rangée de sièges. Ils accédaient à leurs places par des vomitoria (singulier : vomitorium), qui s'ouvraient sur les gradins. Dès la fin des jeux ou en cas d'urgence, l'évacuation ne prenait que quelques minutes.

 

Les jeux

 

Le Colisée correspondait à un gigantesque stade de notre époque, mais les spectacles préférés des Romains étaient les jeux du cirque (ludi circenses), jeux qui furent certainement inventés vers la fin de la République dans le but d’exciter et d’alimenter en eux l’esprit guerrier qui les rendait maîtres du monde.


C’est ce qui donna naissance à la profession des gladiateurs, qui étaient entraînés au combat en sachant que le vaincu serait tué par le vainqueur, tandis que des bêtes féroces de tous genres accroissaient l’horreur du spectacle. Dion Cassius rapporte que neuf mille bêtes sauvages furent tuées au cours des cent jours de fêtes qui furent données pour l’inauguration de amphithéatre. Une fois terminée la chasse aux animaux, l’arène était rapidement remplie d’eau pour le déroulement de batailles navales. Le grand empereur Constantin et ses successeurs voulurent mettre fin aux combats des gladiateurs, mais ils se heurtèrent à la volonté des Romains qui, à aucun prix, ne voulaient être privés des spectacles auxquels ils étaient habitués. Au début du Vème siècle, un moine venu d’Orient, qui se nommait Télémaque, descendit un jour dans l’arène et tenta de s’interposer entre les gladiateurs. Se retournant vers le peuple, il le conjura de renoncer à cet horrible divertissement. Mais il fut couvert de sarcasmes et d’insultes et, comme il persistait, ce martyre de la cause de l’humanité, fut lapidé. Mais depuis ce jour-là, les spectacles cessèrent pour toujours.

 

Aujourd'hui

 

Le Colisée est aujourd’hui en état de ruine, en raison des dommages causés par les tremblements de terre et la récupération des pierres, mais il continue à donner la mesure de l'ancienne puissance de la Rome Impériale. Aujourd'hui, il est l'un des symboles de la Rome moderne et une de ses attractions touristiques les plus populaires.

 

Le Colisée a également été le site de cérémonies catholiques depuis le XXe siècle. Par exemple, le pape Jean-Paul II y a inauguré une nouvelle forme de processions du chemin de croix qui ont lieu chaque Vendredi Saint.


Variations de température et d'humidité, secousses telluriques, trombes d'eau, pollution urbaine rongeant la pierre, surfréquentation... le Colisée est un géant malade. Chaque année, 500 000 euros lui sont alloués par l'État italien pour parer au plus urgent. Ce qui ne suffit pas pour des travaux plus ambitieux. Sa dernière rénovation ayant coûté 1,7 million d'euros, le site a dû se tourner vers des investisseurs privés pour boucler le budget.

 

 

Pour plus d'informations :

http://www.il-colosseo.it/en/index.php?

Vue latérale du Colisée
Vue latérale du Colisée