Pourquoi les Sept Merveilles du Monde Antique?

Les Sept Merveilles du monde, dont l'origine de la liste est toujours méconnue, constituent l’ensemble des sept monuments rivalisant chacun toujours plus de beauté, de grandeur et de prodige dans l'Antiquité.

Toutes les merveilles ont la particularité de se trouver autour du bassin méditérannéen et d'appartenir en majeure partie au monde grec.

 

Les dates de construction des Merveilles s'étendent sur plusieurs siècles, d'environ 2650 av. J.-C. pour la pyramide égyptienne au début du IIIe siècle av. J.-C. pour le phare d’Alexandrie, considéré comme le plus récent. Leur existence a plus ou moins été prouvée grâce à l'archéologie, excepté pour les Jardins suspendus de Babylone dont il ne reste aucune trace véritable et dont la réalité demeure une énigme. De nos jours, seule subsiste la grande pyramide de Khéops.


La liste définitive, appelée également liste canonique des Sept Merveilles, fut adoptée après le règne d'Alexandre le Grand d'après quatorze différentes listes:

  • La Pyramide de Khéops
  • Les Jardins Suspendus de Babylone
  • La Statue de Zeus
  • Le Temple d'Artémis
  • Le Mausolée d'Halicarnasse
  • Le Colosse de Rhodes
  • Le Phare d'Alexandrie

 

La liste de Philon de Byzance

 

La première liste des sept Merveilles a été écrite par Philon de Byzance dans De septem orbis miraculis mais elle ne s’est pas imposée tout de suite.

Bien qu’il ne cite ni le phare ni les jardins de Babylone, c’est à Philon de Byzance que nous devons la renommée des autres merveilles.Il est le seul auteur ancien qui ait écrit un texte entièrement consacré aux Sept Merveilles en les décrivant toutes dans Péri tôn hépta théamatôn (À propos des Sept Merveilles). Néanmoins, le texte ne décrit que six des sept constructions. La dernière, le mausolée d'Halicarnasse, n'est évoquée que dans l'introduction du manuscrit, le dernier feuillet ayant disparu .

 

Les plus anciens témoignages écrits

 

Bien que de son temps aucune liste de merveilles n'ait été constituée, Hérodote, historien grec du Ve siècle, a été le premier à décrire des réalisations qui lui parurent extraordinaires et cita parmi celles ci la Grande Pyramide.

 

Callimaque de Cyrène, poète grec de la fin du IIIe siècle av. J.-C., est un auteur des plus aptes à nous renseigner sur les Merveilles. Il avait entrepris un vaste recueil : Collection des merveilles sur toute la terre, classées par lieu et citait bien la statue de Zeus mais n'avait pas réussi à calculer la hauteur du trône. Toutefois, il ne s'agirait que d’un mélange de curiosités de la nature, d'inventaires de monuments, de listes de lieux géographiques...

Bien qu’il n’en soit certainement pas l’instigateur, Callimaque détenait une liste des Merveilles.

 

D'autres documents ont été retrouvés, citant certaines des Merveilles que nous connaissons aujourd'hui mais, même si l'on retrouve des similitudes aucune autre liste digne de ce nom n'a été retrouvée.

 

Mais pourquoi "Sept"?


Dans l'Antiquité, le chiffre sept était très important. En effet, les Babyloniens ne connaissaient que sept planètes et divisaient le cycle de la lune en sept phases, ce qui a donné la semaine de sept jours.

Dans la religion chrétienne, la création du monde s'est faite en sept jours; on peut également lire dans la Bbible qu'aux sept vaches maigres succèdent les sept vaches grasses et qu'il y a sept péchés capitaux.

La passion pour le chiffre sept était donc si grande que les hommes, soucieux de désigner les plus remarquables réalisations architecturales de leur temps, désignèrent sept édifices dont les dimensions, la richesse et l'harmonie des formes faisaient l'admiration générale.