La statue de bronze d’Hélios, dite le Colosse de Rhodes, Grèce

Reconstitution virtuelle du Colosse de Rhodes
Reconstitution virtuelle du Colosse de Rhodes

Le Colosse de Rhodes, sixième au classement des merveilles antiques, était une statue d'Hélios (le dieu du Soleil), en bronze, de plus de 30 mètres, œuvre de Charès de Lindos. 

 

Construction et histoire du Colosse


Souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier Poliorcète, elle a été érigée sur l'île de Rhodes vers 292 av JC.

Sa construction fut longue et laborieuse. Le colosse était intégralement constitué de bois et de bronze. Une fois le « squelette » en bois mis en place, la structure fut recouverte avec d'immenses plaques de bronze.

 

On place traditionnellement la statue du colosse sur le grand port de Rhodes, où elle aurait servi de « porte d'entrée ». Toutefois, selon des spécialistes britanniques, la statue ne pouvait pas se trouver sur le port dans la position qu'on lui attribue, à cause de l'écartement trop important de ses jambes.

En effet, les piliers sur lesquels auraient reposé les pieds de la statue, auraient été séparés d'une quarantaine de mètres d'après les observations des fonds marins dans la baie de Rhodes menées par ces chercheurs. Or l'écart ainsi constaté dans les fonds marins ne correspondrait pas à la hauteur de la statue, qui devait être légèrement plus petite que la statue de la Liberté à New York. En pratique, il en aurait résulté une distorsion entre la charge et les points d'appui de la statue.

L'hypothèse d'une statue aux jambes écartées, apparue à la Renaissance, et permettant aux bateaux de passer sous elle n’est donc plus plausible.

 

Le colosse fut renversé par un tremblement de terre vers 226 av JC.

Techniquement, le tremblement de terre exerça une torsion sur les genoux de la statue qui s’effondra et tomba en morceaux. L'amoncèlement de bois et de bronze resta en place dans un premier temps car l'oracle de Delphes aurait interdit aux habitants de redresser la statue.

 

Vers 654, une expédition arabe emporta les vingt tonnes qui restaient du colosse (treize tonnes de bronze et sept tonnes de fer), pour les vendre à un marchand juif d'Éphèse.

 

Le poids, la taille, la situation et la constitution de la statue divise certains historiens. En effet, il est difficile d'imaginer qu'une œuvre d'un tel poids repose uniquement sur un squelette en bois. Elle était lestée de pierres, et construire une statue d'une pareille taille est quasiment impossible. C'est d'ailleurs cette prouesse technique qui lui a valu sa place dans la fameuse liste des Sept merveilles du monde.

 

Les théories d’aujourd’hui


De nos jours d’autres pistes sont explorées.

L’une d'elle veut que la statue se trouvait sur les hauteurs de l'île (ou en contre-bas de l'acropole), surplombant ainsi tout l'archipel et donnant une majesté particulière à Hélios, conférant à la statue une dimension surhumaine.

Une autre théorie, défendue entre autres par l'architecte et archéologue allemand Wolfram Hoepfner, place le colosse de Rhodes à l’entrée de l’autre port de Rhodes : le port militaire. Selon lui, le colosse de Rhodes figurait un "Hélios saluant" de la main droite.

 

Aujourd'hui, cependant il n'y a plus la moindre trace du Colosse.

 

Le Colosse de Rhodes
Le Colosse de Rhodes